S E M I N A I R E   d e s  M I S S I O N S CHEVILLY-LARUE   (Val de Marne) Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains) Le nom de "Caris" donné à un des bâtiments de la Communauté a été choisi en souvenir du Père Caris, un des premiers économes du Séminaire du Saint-Esprit de Paris, origine de la Congrégation, dans le quartier "Mouffetard". Voici ce qu'en disent les anciennes chroniques au temps des débuts du Séminaire :  “Pierre Caris était né en novembre 1684, au diocèse de Rennes. A vingt ans, il avait été reçu comme étudiant le 11 octobre 1704 par le Fondateur lui même, et plus tard associé au gouvernement de la communauté. Sa vertu, son zèle, sa charité, étaient admirables, non seulement pour le séminaire, mais encore pour d'autres oeuvres, comme celle des Nouveaux Convertis.  Les anciens nous ont raconté à ce sujet des traits admirables qui tiennent du prodige. M. Caris, en sa qualité de premier assistant, était procureur de la maison, En vertu de sa charge, il se devait de pourvoir à ses besoins, de demander et de recueillir les aumônes. Il était obligé de faire de fréquentes courses dans Paris, où il n'était connu que sous le nom de "Caris le pauvre prêtre"..    A un bienfaiteur qui le questionnait sur les raisons de ses demandes, M. Caris répondit : "Je suis Caris le pauvre prêtre : j'ai quatre-vingt garçails à nourrir et je n'ai pas une once de pain à leur donner ; c'est pour leur trouver des aumônes que vous me voyez dans les rues de Paris." Il expliqua ensuite ce qu'était le séminaire du St-Esprit, le but que s'était proposé M. des Places, et l'objet de I'œuvre dont les directeurs étaient chargés. C'était un prêtre d'une vertu éminente et d'une sainteté si universellement reconnue qu'après sa mort les fidèles vinrent vénérer son tombeau.” LE FOYER CARIS DE NOS JOURS :  HISTOIRE DES DÉBUTS Fondé, il y a une vingtaine d’années par une équipe de spiritains, le "Foyer  Caris" accueille des hommes en difficulté sociale. Il propose à ces personnes, ayant vécu des situations de rupture sociale, une vie fraternelle ; des personnes d’origines diverses, jeunes étudiants, ou  professionnels et membres âgés de la communauté spiritaine se retrouvent ici pour partager un peu de leur quotidien : Peu à peu se reconstitue l’estime de soi à travers les engagements d’une vie commune : - Repas du soir pris en commun, - Participation, une fois par mois, aux services de nettoyage de la maison, - Aménagements et travaux d’embellissement de la maison; - Activités communes : Jeux de société ; soirées films et rencontre de visiteurs et de témoins. - Chaque résident paie une contribution mensuelle, symbolique mais réelle, pour contribuer au fonctionnement du lieu de vie. La durée de séjour est variable. Parmi les résidents, certains aident le responsable dans la marche et l'entretien de la maison. Chacun est ainsi invité à faire un pas de plus : - Les personnes accueillies s’ouvrent à la vie du monde autour d’eux et s’engagent sur un chemin de ‘libération’. - Jeunes étudiants ou professionnels, qui passent un peu de temps, se découvrent utiles à la croissance des personnes ayant vécu des situations d’exclusion et trouvent un sens à la vie ! - Les membres âgés de la communauté se sentent intégrés au projet et peuvent ainsi mieux le porter dans la prière Le CENTRE CARIS SOMMAIRE SOMMAIRE